Crise énergétique : l'espagne prépare un plan d'urgence face aux tensions au moyen-orient

Face à la flambée des prix du pétrole et du gaz, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le gouvernement espagnol s'est lancé dans une course contre la montre pour élaborer un dispositif de protection des ménages et des entreprises. Une consultation massive avec les acteurs sociaux et économiques est au cœur de cette stratégie.

Un bouclier social à l

Un bouclier social à l'épreuve des écueils économiques

Le Premier ministre Carlos Cuerpo a souligné que l'impact de la hausse des prix de l'énergie se ferait sentir pleinement dans les prochains jours, avec une augmentation déjà visible du diesel (+14%) et de l'essence (+8%) depuis le début du conflit. L'objectif est d'anticiper les conséquences économiques et sociales de cette crise, à l'instar des mesures prises lors de la pandémie et de la guerre en Ukraine.

Le plan envisagé s'appuie sur des mécanismes existants comme les ERTE (Expedientes de Regulación Temporal de Empleo), permettant de suspendre temporairement l'activité sans recourir aux licenciements, et le Mecanismo RED, pour favoriser la mobilité des travailleurs. Yolanda Díaz, la vice-présidente et ministre du Travail, a insisté sur la nécessité de ne pas recourir aux suppressions d'emplois, rappelant que les outils existent déjà pour accompagner les entreprises.

Cependant, la ministre a rejeté la proposition du président de Mercadona de réduire l'impôt sur les aliments au 0%, arguant que cela ne se traduirait pas nécessairement par une baisse des prix, mais plutôt par une augmentation des marges des distributeurs. Une position ferme qui s'inscrit dans une stratégie de mesures