États-unis et iran s'efforcent de convenir d'une deuxième ronde de pourparlers
Les États-Unis et l'Iran travaillent actuellement à fixer une date et un lieu pour une deuxième ronde de pourparlers, tandis que Téhéran étudie la possibilité de suspendre temporairement la navigation de ses navires à travers le détroit d'Ormuz pour faciliter l'accord sur la rencontre. Cet objectif vise à relancer le dialogue avant la fin du cessez-le-feu du 7 avril, qui expire la semaine prochaine.
Les options sur la table incluent un retour au pakistan, où la première ronde a eu lieu le samedi dernier, mais d'autres sites sont également évoqués.
Le président Trump a indiqué que les discussions pourraient reprendre « dans les deux prochains jours » au Pakistan, selon une source citée par le New York Post, mais la réunion du samedi à Islamabad s'est achevée sans résultats concrets.
Malgré les efforts diplomatiques, Washington maintient son embargo sur le détroit d'Ormuz pour limiter les exportations de pétrole iranien. Trump avait averti que l'Iran « ne pourrait pas racketter ou extorquer le monde » en demandant des péages pour le passage de navires.
Dans ce contexte, un pétrolier lié à la Chine et soumis à des sanctions américaines a traversé le détroit en direction du Golfe d'Oman, testant ainsi l'embargo. Pékin, principal client du pétrole iranien, a exigé un cessez-le-feu immédiat et a averti que l'embargo menace le commerce mondial.

Le principal obstacle aux négociations reste le programme nucléaire iranien.
Les États-Unis ont proposé une suspension de 20 ans des activités nucléaires, tandis que l'Iran a contre-proposé un délai de cinq ans, offrande similaire à celle qu'il avait faite en février.
Trump a insisté que tout accord exigerait que Téhéran abandonne ses ambitions atomiques, position partagée par le ministre israélien de la Défense, qui exige également la rétraction de l'uranium iranien enrichi comme condition pour arrêter la campagne militaire.
Parallèlement, l'Iran a attribué l'échec de la première ronde à la position américaine, mais a laissé la porte ouverte. Le président Pezeshkian a indiqué que son pays est prêt à poursuivre les négociations dans le cadre du droit international.
