Tensions au moyen-orient : la bourse plonge après l'attaque iranienne
Les marchés financiers internationaux sont en proie à la panique ce vendredi après l'attaque d'Iran contre des installations américaines en Irak. La bourse de New York a chuté, entraînée par la flambée des prix du pétrole et les craintes d'une escalade géopolitique.

La guerre éclate et secoue les marchés
Les échanges ont été marqués par une nervosité palpable. Le Dow Jones a reculé de 0,1%, le Nasdaq 100 de 0,53% et le S&P 500 de 0,28%. La hausse du dollar, conséquence de l'incertitude, a également pesé sur les marchés européens. Le cours du dollar s'élevait à 1,15538 euros, en baisse de 0,29%.
La situation s'est accélérée après l'attaque iranienne, une riposte aux frappes américaines ayant ciblé des infrastructures pétrolières. L'administration Trump envisage même des opérations militaires sur l'île iranienne de Kharg. Des avertissements ont été lancés par les forces iraniennes à l'égard de fonctionnaires américains et israéliens.
Les opérateurs ont abandonné leurs paris sur une baisse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale, désormais concentrée sur la gestion des risques liés à la crise. La crainte d'une inflation durable, alimentée par la hausse des prix du pétrole et du gaz naturel, est devenue prédominante.
Hors de Wall Street, les marchés européens ont résisté, avec une légère hausse en Corée du Sud (+0,3%), tandis que les marchés chinois ont subi une baisse. Le baril de Brent a progressé de 0,3% pour atteindre 108,29 dollars, tandis que le pétrole américain est resté stable à 95,53 dollars. Ces fluctuations spectaculaires témoignent de l'incertitude qui plane sur l'approvisionnement en hydrocarbures dans le Golfe Persique.
Les raffineries anticipent des baisses de prix à la pompe, anticipant des mesures gouvernementales face à la flambée des prix. Le contexte géopolitique actuel pourrait bien redéfinir les équilibres économiques mondiaux.
La résilience des marchés est mise à l'épreuve. La question n'est plus de savoir si les conséquences de cette crise seront durables, mais plutôt de mesurer leur ampleur à long terme.
