Joby aviation teste ses taxis volants à new york : une course contre la montre

New York s'offre une brève parenthèse révolutionnaire. Joby Aviation, le constructeur de drones volants, a entamé cette semaine une série de démonstrations de ses taxis aériens électriques au-dessus de Manhattan, un pari audacieux dans une ville rongée par la pollution sonore.

Un premier pas hésitant dans la métropole bruyante

Loin des toits familiers, les appareils, conçus pour être cent fois plus silencieux que les hélicoptères, ont effectué des vols de test depuis le centre-ville, reliant l'aéroport JFK à des plateformes Blade, une division de Joby dédiée aux infrastructures au sol. Ces premiers trajets directs, les tout premiers de leur genre à New York, marquent une étape cruciale dans l'intégration potentielle des véhicules électriques en décollage et atterrissage vertical (eVTOL) dans le paysage urbain américain.

Malgré les espoirs affichés par JoeBen Bevirt, le PDG de Joby, qui prévoit de déployer ces taxis aériens en 2025 dans les zones métropolitaines de New York, Texas et Floride, l'entreprise doit encore obtenir la certification de la FAA – la Federal Aviation Administration. Des retards sont déjà au carnet, témoignant des défis réglementaires inhérents à cette technologie émergente.

Un défi sonore et une pression croissante

Un défi sonore et une pression croissante

La démonstration, observée par une dizaine d'invités lundi, a permis de confirmer le silence relatif de ces engins. Joby ambitionne de rendre ces appareils équivalents en coût à un trajet en Uber, offrant une alternative plus rapide et plus sûre aux hélicoptères, voire à la conduite automobile. Paul Sciarra, le président exécutif, explique que l'objectif est de proposer un transport cinq à dix fois plus rapide, tout en minimisant les risques.

La situation sonore est un enjeu majeur. New York, déjà sous le coup d'un niveau de bruit considérable, a vu le nombre de plaintes liées aux hélicoptères atteindre un pic de 59 000 appels au 311 en 2023, un chiffre bien plus élevé que les 3 300 enregistrés en 2019. Un accident impliquant un hélicoptère l'an passé, avec un bilan tragique, a également accentué les inquiétudes concernant la sécurité de ce type de transport.

Blade : une infrastructure en gestation

Blade : une infrastructure en gestation

Rob Wiesenthal, PDG de Blade Urban Air Mobility, souligne que ces taxis volants représentent une rupture technologique.