Marchés en ébullition : iran, ormuz et les actions, une spirale de volatilité

Les marchés financiers se préparent à une fin de mois particulièrement tumultueuse, exacerbée par une pression énergétique croissante et la menace grandissante d’interruptions de fourniture. Juste au moment où les perspectives d’une escalade prolongée de la guerre en Iran et du blocage de la voie maritime d’Ormuz se confirment, les investisseurs recentrent leurs efforts sur les actions, un pari risqué.

Un retour aux sommets, malgré les signaux d’alarme

Les principales bourses du monde, de Wall Street à Madrid, rebondissent avec une force impressionnante, reproduisant la chute spectaculaire de mars. Le S&P 500 affiche une progression de près de 12%, tandis que le Nasdaq Composite enregistre une plus-value de 20%. L’Espagne, quant à elle, se redresse après avoir atteint de nouveaux sommets, stimulée par une reprise des prix du pétrole, désormais supérieurs à 100 dollars, conséquence directe des difficultés d’approvisionnement persistantes liées à Ormuz.

L’accumulation d’inventaires en baisse confirme, sans ambiguïté, la persistance des perturbations causées par la situation iranienne. Néanmoins, un regain d’optimisme – alimenté par des rumeurs d’accords de désescalade – offre un bref répit au marché.

Le sentiment du marché : entre volatilité et espoir

Le sentiment du marché : entre volatilité et espoir

Si la volatilité est inévitable dans ces périodes de tension, l’histoire montre que les marchés ont souvent tendance à se redresser rapidement. Les rendements des actions après une correction de 15% ou plus sont historiquement supérieurs à la moyenne, atteignant un taux de 52% sur un an selon Capital Group. Il est donc préférable, selon les experts, de ne pas céder à la panique et de conserver sa position.

L’importance des ‘Sept Magnifiques’ – Apple, Microsoft, Meta, Alphabet, Amazon et Nvidia – est capitale, représentant près d’un tiers du S&P 500 et une part quasi-médiatique du Nasdaq. Les résultats trimestriels de ces géants technologiques sont scrutés avec une attention extrême, leurs performances pouvant entraîner des fluctuations de millions de dollars dans la valeur des entreprises. La transparence financière de ces acteurs est donc primordiale.

Les résultats : un optimisme surprenant

Les résultats : un optimisme surprenant

La saison des résultats s’annonce particulièrement positive. Selon Bank of America, 73% des entreprises du S&P 500 ont dépassé les prévisions de bénéfices par action (BPA), 79% les estimations de revenus et 62% les deux. Le bénéfice net global a dépassé les attentes de 11%, avec des performances notables de Micron. Le taux de croissance du BPA au premier trimestre atteint déjà 14%, témoignant d’une dynamique encourageante.

Cependant, Bank of America souligne un “ton légèrement plus prudent” dans les prévisions des entreprises, avec une diminution du pourcentage de prévisions dépassant les attentes et un sentiment corporatif en recul. Cette baisse d’optimisme semble davantage liée à l’incertitude géopolitique entourant l’Iran qu’à une faiblesse réelle de la demande, les entreprises ne signalant que des changements minimes dans les niveaux de consommation.

Les hiperescalaires et l’ia : un investissement massif

Les hiperescalaires et l’ia : un investissement massif

L’attention se porte désormais sur les investissements massifs des hiperescalaires – Amazon, Alphabet, Meta et Microsoft – dans l’intelligence artificielle (IA). Ces entreprises devraient consacrer 680 milliards de dollars à ces investissements en 2026, soit une augmentation de 64% par rapport à l’année précédente. Cette tendance, déjà révisée à la hausse, souligne l’importance stratégique de l’IA pour ces acteurs majeurs.

La fed et le bce : le temps des décisions

La fed et le bce : le temps des décisions

La Réserve fédérale américaine (Fed) et le Banque Centrale Européen (BCE) se réuniront cette semaine, et les marchés attendent des changements de politique monétaire. Cependant, les messages seront cruciaux. La Fed, sous la direction de Jerome Powell, entrera dans une dernière conférence avant son remplacement, tandis que le BCE, avec Christine Lagarde à la tête, se prépare à évaluer les impacts indirects du conflit en Orient-Moyen sur l’inflation et la croissance. La prudence est de mise, compte tenu de l’incertitude persistante. Il est peu probable que les taux d’intérêt soient modifiés, mais le BCE pourrait ajuster sa communication pour anticiper les prochaines étapes.