Dépenses de défense : l'espagne peine à atteindre les objectifs de l'otan
L'Espagne a considérablement renforcé son budget de défense en 2025, mais reste en deçà des ambitions affichées par l'OTAN, notamment celles de Donald Trump. Le rapport annuel de l'alliance révèle une augmentation de 44,5% du financement espagnol par rapport à 2024, atteignant 33 500 millions d'euros, soit 2% du PIB.

L'effort de guerre européen : une montée en puissance soutenue
Cette progression, bien que significative, place l'Espagne parmi les nations les moins dépensières en matière de défense au sein de l'OTAN. En 2025, seul Polonie, Lituanie et Lettonie ont atteint le seuil des 3,5% du PIB fixé par l'alliance. La situation est contrastée avec les États-Unis, qui, malgré un budget de 3,1% en 2025, ont vu leur investissement stagner au cours de la dernière décennie.
La tendance à la hausse est cependant claire. Depuis 2015, l'investissement espagnol a triplé, passant de 10 000 millions d'euros à 33 589 millions d'euros en 2025 (à prix constants de 2021). Une dynamique similaire se dessine en Europe et au Canada, qui ont investi 574 000 millions de dollars en 2025, en hausse de 20% par rapport à 2024, une poussée largement influencée par les États-Unis.
Le rapport de l'OTAN souligne que la Russie a continué à tester l'alliance en 2025, avec des actions telles que des intrusions dans l'espace aérien, des sabotages et des cyberattaques. La réponse de l'OTAN a été rapide et décisive.
L'alliance note également que tous ses membres ont atteint ou dépassé le seuil des 2% du PIB en matière de dépenses de défense. L'Espagne, avec un investissement inférieur à celui d'Albanie, Portugal, Canada et Belgique, se retrouve reléguée au bas du classement.
La progression vers le 3,5% du PIB est cependant en marche. Les efforts de certains pays démontrent une volonté de renforcer leur capacité de défense face aux défis géopolitiques persistants.
La montée en puissance du défenseur européen est indéniable. La question n'est plus de savoir si les dépenses augmentent, mais de savoir si la France, avec son industrie de défense, saura pleinement saisir cette opportunité.
