Fonctionnaires espagnols : 35 heures par semaine et départs en retraite partiels enfin en vue
- Une avancée majeure pour les fonctionnaires espagnols
- La réduction de la durée du travail : qui en bénéficiera ?
- Les syndicats réclament une application généralisée
- Mise en œuvre via un décret ou une instruction ministérielle
- Départs en retraite partiels : des tests prévus en avril et mai
- Un système de retraite partiels perfectible
- Prochaines étapes et perspectives
Une avancée majeure pour les fonctionnaires espagnols
L'Espagne s'apprête à marquer une étape significative dans les conditions de travail de ses fonctionnaires. Le gouvernement a annoncé un accord pour l'introduction progressive de la journée de 35 heures dans l'Administration Générale de l'État (AGE). Cette mesure, tant attendue après plusieurs années de négociations et de retards, devrait entrer en vigueur en mars 2026. Il s'agit d'un retour aux 35 heures perdues lors de la crise de 2010, sans perte de salaire.

La réduction de la durée du travail : qui en bénéficiera ?
Environ 250 000 agents des administrations centrales et des services administratifs seront directement concernés par cette réduction de 2,5 heures par semaine, passant de 37,5 heures à 35 heures. Cependant, certains groupes de fonctionnaires restent exclus : le personnel militaire des Forces Armées, les membres de la Police Nationale et de la Garde Civile, ainsi que les agents des institutions pénitentiaires et ceux des établissements scolaires, sanitaires et institutionnels de l'AGE. Cette exclusion constitue un point de désaccord majeur pour les syndicats.

Les syndicats réclament une application généralisée
Le CSIF, le syndicat le plus représentatif dans la fonction publique espagnole, exige que le texte final de cette mesure devienne une norme fondamentale, applicable à l'ensemble du personnel de l'AGE, sans exclusion. Ils souhaitent également que cette application s'étende au secteur public. L'objectif est d'éviter que cette avancée ne reste limitée à un cercle restreint de fonctionnaires.

Mise en œuvre via un décret ou une instruction ministérielle
La mise en œuvre de cette mesure se fera probablement par le biais d'un décret royal ou d'une instruction ministérielle, permettant ainsi de s'affranchir de la dépendance directe aux Budgets Généraux de l'État, comme initialement proposé par le ministre concerné. Cette approche offre une plus grande flexibilité dans l'application de la mesure.

Départs en retraite partiels : des tests prévus en avril et mai
Parallèlement à la réduction de la durée du travail, Fonction Publique a annoncé la date des tests pour les 1 049 places disponibles pour les départs en retraite partiels. Ces tests devraient se dérouler entre avril et mai. La réforme de cette modalité, rendue plus complexe par la nécessité de releveurs, avait entraîné des retards significatifs.
Un système de retraite partiels perfectible
Le nouveau système, qui maintient encore 1 000 fonctionnaires dans une situation de suspension, impose des contrats de releveur à durée indéterminée et à temps plein, ce qui est incompatible avec les processus de concours publics. Les syndicats considèrent cette offre d’emploi extraordinaire comme un simple “pansement” et appellent à une réforme plus profonde du système pour permettre l'intégration rapide des releveurs dès que le fonctionnaire demande un départ en retraite partiel. Cette révision relève de la compétence de la Sécurité Sociale.
Prochaines étapes et perspectives
Le ministère de la Sécurité Sociale s'est engagé à activer une “nouvelle formule” pour les retraites partiels, mais aucun progrès significatif n'a été constaté depuis l'annonce d'octobre dernier. L'avenir de ces réformes dépendra de la capacité du gouvernement à surmonter les obstacles administratifs et à répondre aux exigences des syndicats pour une application plus large et plus équitable de ces mesures.
