X : la ue force le changement de vérification, 120 millions d'euros d'amende en jeu
La société X, anciennement Twitter, doit modifier son système de vérification en Europe après une amende de 120 millions d'euros infligée par la Commission européenne. Cette sanction fait suite à une enquête sur le système de badge bleu, jugé trompeur par Bruxelles.

X doit adapter son système de vérification en europe
La Commission européenne a annoncé que X a présenté des solutions pour remédier à ce problème. Un portavoz, Thomas Régnier, a indiqué que la Commission évaluerait attentivement ces propositions.
L'amende découle d'une décision de la Commission en décembre, basée sur le règlement de la DSA (Digital Services Act), qui reprochait à X d'avoir induit les utilisateurs en erreur quant à la fiabilité des comptes vérifiés en faisant de la vérification une fonctionnalité payante. Initialement, le badge bleu était réservé aux comptes susceptibles d'être victimes d'usurpation d'identité, comme les journalistes et les personnalités publiques.
Cette décision vise à rétablir la confiance dans les informations diffusées sur la plateforme. La Commission avait donné à X jusqu'au 12 mars pour proposer des solutions, sous peine de sanctions supplémentaires. La société, qui a fait appel de l'amende, doit payer la somme ou fournir une garantie financière d'ici le 16 mars.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l'Union européenne et Elon Musk, patron de X. L'acquisition de Twitter par Musk en 2022 avait déjà soulevé des questions quant à la modération des contenus et à la transparence de la plateforme. La dispute a même eu des répercussions diplomatiques, avec des accusations de censure de la part de l'administration Trump et des mesures de rétorsion de la part de certains responsables américains.
La nouvelle illustre les défis complexes auxquels sont confrontées les plateformes numériques en matière de vérification d'identité et de lutte contre la désinformation. La question de la responsabilité des plateformes et de la protection des utilisateurs reste au cœur des débats réglementaires.
L’enjeu est clair : la confiance dans les réseaux sociaux est en jeu.
