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Wall street : optimisme sur le rebond malgré le krach technologique

Après une chute brutale, les marchés financiers se redressent, portée par une confiance inattendue des stratèges de Morgan Stanley et de Citigroup.

Un retournement de situation sur les ponts de wall street

La semaine dernière, le Nasdaq 100 a plongé de 4,8%, victime d'une vague de panique après des performances spectaculaires de l'intelligence artificielle. Les actions technologiques, qui avaient connu un sprint historique, s'étaient figées. Mais, Mike Wilson de Morgan Stanley, et Scott Chronert de Citigroup, ne se laissent pas abattre. Ils affirment que la tendance pourrait bien se renverser d’ici la fin de l'année.

Leur argument ? Une révision à la hausse vertigineuse des prévisions de bénéfices, conjuguée à des données macroéconomiques globalement encourageantes. « Les marchés ne se déploient jamais en ligne droite », a tranché Wilson dans une note de recherche, « une correction était inévitable, et même bénéfique, pour ce marché haussier qui s'annonce sur le long terme. » Citigroup a même relevé son objectif de fin d'année pour le S&P 500 à 8100, un potentiel de hausse de 9,7% par rapport aux clôtures de vendredi.

Ce regain d'optimisme s'explique en partie par une remontée des rendements obligataires, déclenchée par un rapport sur l'emploi américain qui a confirmé les attentes d'une nouvelle hausse des taux par la Réserve fédérale. Cette situation a refroidi le sentiment du risque, mais ne semble pas avoir ébranlé les stratèges.

La concentration des positions en semi-conducteurs, un point clé

La concentration des positions en semi-conducteurs, un point clé

La véritable explication réside, selon Morgan Stanley, dans la normalisation de la concentration des investissements sur les actions de semi-conducteurs et de mémoire. Ces secteurs, qui ont été les principaux moteurs de la performance des marchés, pourraient bien bénéficier d'une diversification des investissements. Wilson insiste sur le fait que ces secteurs cycliques sont particulièrement bien positionnés pour surperformer. Un rappel, en fin de compte, de sa capacité à anticiper les mouvements du marché, comme il l'a prouvé lors de la crise irano-régionale.

La situation actuelle, loin d'être un retour à la normale, est un signe de résilience. Le marché a su rebondir après les turbulences de mars, et il semble prêt à poursuivre sa dynamique haussière. Ce n'est pas une prédiction, c'est une observation.