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Les 'deadbots' : la nouvelle frontière de la douleur technologique?

Le projet décembre, baptisé ainsi en référence à la date de Noël, promet de transformer un chatbot en la personne aimée d'un utilisateur, même si elle a déjà disparu. Pour 10 dollars, l'entreprise offre un service qui convertit l'intelligence artificielle en une impression de vie, en utilisant des données personnelles et des informations familiales. Mais à y réfléchir, ces 'deadbots' ou 'griefbots' pourrait-ils être plus dangereux que prévu?

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L'industrie de la douleur numérique prend forme

Les experts du Centre Leverhulme pour l'avenir de l'intelligence, de l'Université de Cambridge, qualifient ce phénomène de 'nouvelle industrie de la vie après la vie'. Leur étude publiée dans la revue Philosophy and Technology soulève des inquiétudes quant aux conséquences psychologiques de ces simulations virtuelles de personnes disparues.

Un exemple emblématique est celui de Rebecca Nolan, une jeune femme qui a perdu son père à l'âge de 14 ans. Elle a décidé de créer un 'deadbot' en son honneur, en utilisant ses propres données et photos personnelles. Le résultat, baptisé 'Dadbot', a créé une relation émotionnelle intense, jusqu'à ce qu'elle décide de l'arrêter. « Dire au revoir à Dadbot fut surprenamment difficile », a-t-elle expliqué. « Quand j'ai terminé et l'ai éteint, je me suis sentie comme si j'avais fait quelque chose de mal. »

Autres experts ont également expérimenté ces simulations virtuelles, souvent avec des effets émotionnels dévastateurs. Les 'deadbots' deviennent ainsi une nouvelle forme de douleur technologique, promettant de résoudre le désir de ne pas perdre un être cher, mais créant finalement plus de peine.