Les centres de données dans la balance entre progrès et ressources naturelles
Les États-Unis voient émerger un nouveau champ économique, celui des centres de données, qui ont besoin d'une quantité colossale d'eau pour fonctionner. Le cas du Georgia, où l'un des plus grands centres de données de Meta est installé, illustre bien les enjeux liés à cette nouvelle forme d'industrie.

La course aux données, au détriment des ressources naturelles
Les centres de données, ces vastes installations informatiques qui servent de serveurs pour les réseaux sociaux, les applications en ligne, les services de streaming, ont besoin d'une quantité d'eau considérable pour fonctionner. Certains utilisent jusqu'à 1,9 million de litres d'eau par jour, ce qui représente une part non négligeable du budget hydrique d'une région entière.
C'est notamment le cas du comté de Newton, en Géorgie, où le centre de données de Meta a été construit en 2018. Les travaux de construction ont nécessité la coupe de 76 hectares de forêt, ce qui a entraîné une pénurie d'eau potable pour les habitants. La famille Morris, qui vit à proximité du centre, a vu sa source d'eau contaminer et a dû dépenser des milliers de dollars pour réparer et acheter de l'eau en bouteille.
Cette situation soulève des questions sur la viabilité à long terme de ces installations, qui consomment de plus en plus d'énergie et d'eau, alors que les réserves naturelles se raréfient. Les écologistes s'alarment de la construction de nouveaux centres de données, notamment à Talavera de la Reina, en Espagne, qui aura besoin de 6,3 millions de mètres cube d'eau par an pour fonctionner.