Les experts remettent en cause une recommandation de santé publique
Une étude menée par des chercheurs des universités de Wageningen et de Bournemouth remet en cause une des recommandations les plus répandues en matière de nutrition. Les résultats suggèrent que réduire les aliments sucrés n'a pas d'impact significatif sur les envies de sucre ou la santé globale.

L'origine du sucre, non le sucre lui-même, est la clé
Les scientifiques ont étudié le comportement alimentaire de 180 participants divisés en trois groupes suivant la quantité de sucre dans leur régime alimentaire : élevé, modéré et faible. Dans chaque cas, le sucre provenait d'une combinaison d'additifs, d'aliments naturellement sucrés et d'équivalents à faible teneur en calories. Les résultats furent clairs : qu'il soit augmenté ou réduit, le sucre préférait du goût des participants ne changeait pas. De même, ils n'ont pas observé de différences statistiquement significatives en ce qui concerne les indicateurs de santé liés aux maladies cardiovasculaires ou au diabète.
Par ailleurs, il a été constaté que beaucoup de participants tendaient à revenir à leurs habitudes alimentaires initiales au fil du temps, ce qui met en question l'efficacité de modifier uniquement le niveau de sucré dans l'alimentation.
