Le gouvernement espère adopter la journée de 35 heures dans l'administration avant fin mars
Après plusieurs semaines d'arrêt, le ministère de la Fonction publique a réactivé les négociations avec les syndicats pour mettre en place définitivement le travail à temps partiel de 35 heures hebdomadaires dans l'Administration générale de l'État (AGE).

Le gouvernement souhaite conclure l'accord et voter la mesure avant la fin du mois de mars pour respecter les engagements pris.
Cette réduction, qui supprimerait 2,5 heures de travail par semaine, concernerait plus de 200 000 employés publics de l'administration centrale et pourrait avoir un effet en cascade sur les communes et les autres organismes dont la journée est liée à celle de l'État.
Le prochain pas pour atteindre cet objectif sera une réunion technique le 19 mars entre le gouvernement et les syndicats - Commissions ouvrières (CC OO), Union générale des travailleurs (UGT) et Central syndical indépendant et des fonctionnaires (CSIF) - dans le cadre de la commission permanente de la table générale de négociation de l'AGE.
Cet entretien, de caractère technique, servira à clarifier les derniers détails de la réforme, notamment qui seraient bénéficiaires de la réduction de la journée de travail.
Ce n'en sera que le premier rendez-vous. Des sources proches du processus indiquent qu'il y aura d'autres réunions avant la convocation de la table générale définitive, prévue fin mars, selon Le País.
La, qui sera dans et qui sera hors des 35 heures, est le point de friction principal qui reste en suspens. La proposition initiale du gouvernement consiste à exclure de la nouvelle journée de travail certaines catégories de fonctionnaires spécifiques, notamment le personnel des forces armées, des forces et corps de sécurité de l'État et des travailleurs des institutions pénitentiaires.
Le personnel des secteurs sanitaires et éducatifs, ainsi que ceux qui apportent un soutien à l'enseignement, seraient également, en principe, exclus. Cependant, les syndicats s'efforcent de faire élargir l'application de la mesure.
Une fois adoptée, la mise en œuvre ne sera pas automatique ni uniforme. Une fois approuvée, la Secrétariat d'État de la Fonction publique émettra des instructions spécifiques pour adapter le travail à chaque ministère, garantissant la continuité du service public, notamment dans les domaines sensibles comme la prise en charge du citoyen ou les rotations de travail.
Le processus s'achèvera par la modification officielle de l'instruction sur les horaires et les jours de travail de l'AGE, suivie de sa publication au BOE, ce qui marquera le début officiel du nouveau système.
Mars, le mois clé pour la réforme du travail dans le secteur public
Les délais que gèrent à la fois le gouvernement et les syndicats indiquent que la nouvelle journée pourrait entrer en vigueur au cours de mars, si les négociations avancent comme prévu. Parallèlement, le gouvernement compte également accélérer d'autres fronts clés dans la gestion de l'emploi public. Pour la prochaine semaine est prévue une autre réunion avec les syndicats pour commencer à définir l'offre publique d'emploi 2026, avec l'intention d'anticiper son élaboration par rapport à des années précédentes.
Dans ce même contexte, sera également abordé le développement d'un décret royal pour réglementer l'accès et la fourniture de postes pour les personnes handicapées, autre engagement en attente dans la modernisation de l'administration.
La réduction du travail à 35 heures, cependant, s'est déclarée la pièce maîtresse de ce processus.
