Indra : escribano conserve le fauteuil malgré les enjeux de défense
Ángel Escribano, président d'Indra, maintiendra son poste. Une décision attendue, mais qui ne résout pas toutes les tensions internes de l'entreprise.

Le conseil d'administration confirme la continuité d'escribano
Les sources concordantes, citées par Europa Press, confirment que la réunion du conseil d'administration s'est déroulée sans surprise, validant la continuité de la présidence d'Ángel Escribano. Le dirigeant, dont le mandat était en suspens depuis l'échec de la fusion avec EM&E, avait vu l'action Indra chuter de 4,2% suite aux pressions de la SEPI, actionnaire majoritaire.
José Vicente De los Mozos, directeur général, conserve également sa fonction jusqu'en juin prochain. Sa prolongation devra être approuvée par l'assemblée générale des actionnaires.
Escribano s'est récemment illustré en défendant le contrat entre Indra et Hanwha pour la fabrication du obus K9 en Espagne. Un geste de normalité, affirmait-il, sans fâcher les esprits sur la question de sa propre succession. L'opération EM&E, censée consolider Indra comme leader de la défense espagnole, n'a pas abouti, laissant planer un doute sur l'avenir stratégique de l'entreprise. La SEPI, principal actionnaire, avait exprimé des réserves quant à l'opération.
La loi et les statuts d'Indra ne requièrent pas une majorité renforcée pour le remplacement du président, mais la décision du conseil d'administration reste un signal fort. Pour Escribano, la priorité est désormais de mener à bien le projet de la nouvelle usine de fabrication du K9. Un pari ambitieux dans un secteur en pleine mutation.
L'échec de la fusion avec EM&E n'est pas un simple revers. Il révèle les difficultés persistantes à concilier les ambitions gouvernementales avec les contraintes du marché. Escribano doit désormais prouver qu'il peut assurer la pérennité d'Indra malgré ces aléas.
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