Espagne se joint aux pays européens pour faire face aux conséquences économiques du conflit iran-états-unis
L'Espagne s'aligne sur la voie empruntée par d'autres pays européens pour pallier les effets négatifs de la guerre en cours entre les États-Unis et Israël contre l'Iran. La ministre de la Sécurité sociale et porte-parole du gouvernement, Elma Saiz, a indiqué mardi que le gouvernement espagnol travaillait depuis longtemps sur une réponse globale, calibrée et efficace pour atténuer les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.

Le plan d'action de madrid
La réponse espagnole comprendra des mesures pour protéger les familles, les entreprises et les travailleurs indépendants ainsi que pour accélérer la transition énergétique. Les réductions fiscales ne sont pas exclues. La ministre Saiz a réitéré que le gouvernement ne soutient pas la guerre, mais est prêt à agir en cas de besoin.
La vice-présidente et ministre de la Transition écologique et du Défi démographique, Sara Aagesen, a assuré que l'Iran n'est pas un partenaire énergétique majeur pour l'Espagne, qui dépend en moins de 2% de l'importation de gaz et de moins de 5% de celle de pétrole via le détroit d'Ormuz. Elle a également évoqué le plan stratégique mis en place par Madrid pour minimiser les effets des fluctuations du prix du pétrole et des énergies renouvelables.
Malgré cela, le gouvernement espagnol surveille de près les évolutions du marché, notamment les prix du brut, qui ont augmenté de 28% par rapport à la période préconflit, ainsi que les cours de l'électricité, qui ont bondi de 80%. Selon Sara Aagesen, la réponse de Madrid sera intégrale et stratégique, en se fondant sur les mesures déjà mises en œuvre depuis 2019.
