Les autonome espagnols : la nouvelle réglementation les change en profondeur
En Espagne, les autonome sont soumis à une nouvelle réglementation qui bouleverse leur futur retraité. Depuis 2023, ce sont les revenus réels qui déterminent la base cotisante, contrairement à l'ancien système qui permettait aux autonome de choisir de cotiser sur la base minimale, même après des décennies de travail.
Les conséquences à long terme
Cette modification signifie que les autonome qui ont cotisé pendant des décennies sur la base minimale vont probablement recevoir une pension inférieure à celle de leurs homologues salariés, créant une nouvelle génération de retraités pauvres. Selon la Sécurité sociale, en 2023, 86,6% des autonome espagnols cotisaient sur la base minimale, et 40% le faisaient pendant la majeure partie de leur vie professionnelle.

Les règles de calcul de la pension
La pension des autonome est calculée de manière similaire à celle des salariés, mais avec quelques particularités. La base régulatrice est obtenue en divisant la somme des bases de cotisation des 25 derniers mois par 350. Les périodes sans cotisation ne sont pas remplies par la base minimale, contrairement au Régime général. Les bases des deux dernières années ne sont pas actualisées en fonction de l'inflation, mais les précédentes le sont.

La situation des pensionnés actuels
Pour un autonome qui a cotisé 15 ans et a choisi la base minimale, sa pension mensuelle pourrait se situer entre 326,80 et 1.256,6 euros, en fonction des revenus et de la situation familiale. Cependant, la plupart de ces pensionnés auront besoin d'un complément pour atteindre le minimum légal.

Les conditions pour obtenir la pension
Pour bénéficier d'une pension contributive, il est nécessaire de répondre à plusieurs critères : un minimum de 15 ans de cotisation, au moins 2 de ces années dans les 15 dernières avant la retraite, et une âge de 66 ans et 10 mois (ou 65 ans pour ceux ayant plus de 38 ans et 3 mois de cotisation).