Brin fuyant : le gouverneur newsom dévoile une ruse millionnaire
Enclavada en le cœur de la forêt de Redwood, une cabane perchée dans les arbres a servi de théâtre à un affrontement inattendu. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est découvert, en pleine soirée de Noël organisée par le crypto-magnat Chris Larsen, que Sergey Brin, cofondateur de Google et quatrième homme le plus riche au monde, s’apprêtait à quitter l’État.
Une taxe préparée ?
Selon des sources, Brin et son partenaire ont confronté Newsom à une nouvelle proposition de loi visant à imposer une taxe sur les fortunes des milliardaires en Californie. Cette mesure, potentiellement dévastatrice pour la fortune estimée à 276 milliards de dollars de Brin, selon Bloomberg, est le point culminant d’une stratégie audacieuse.
Newsom, fermement opposé à cette taxe, a ensuite relaté la conversation tendue et, curieusement, les deux hommes se plaignaient tous les deux d’un rhume persistant, semant le doute sur les véritables motivations de ce départ précipité. Brin a exécuté sa promesse : il a quitté la Californie, s’est installé dans une somptueuse demeure au bord d’un lac en Nevada et lance une offensive politique massive.

Une rébellion millionnaire
« Le gouverneur a été très clair avec tous, peu importe qui ils soient, qu’il estime que cet effort causera de graves dommages à l’État, y compris aux agents de sécurité publique et aux écoles, au profit d’un intérêt particulier », a déclaré Izzy Gardon, porte-parole du gouverneur. L’opération, orchestrée par Brin et une cohorte de milliardaires, vise à contrecarrer les ambitions de Newsom.

Le prix de la répression
Les ultra-riches de Californie sont en colère. Ce fonds, une véritable armée économique et politique, s'attaque à l'État. L'émergence de cette insurrection s'explique par le choc des impôts sur la fortune et la bataille acharnée pour la gouvernance. L’élection de 2024 a révélé une volonté inédite de ces titans de la tech d’intervenir directement dans la politique californienne, un domaine qu’ils avaient traditionnellement évitée.

Des données en masse
Avant cette année, la dernière contribution de Brin remontait à 2010, sous l'ère Schwarzenegger. Aujourd'hui, il a injecté plus de 58 millions de dollars en quatre mois, dont 9 millions de dollars dévoilés vendredi soir. Mais au-delà des sommes colossales, c'est la mobilisation d'un réseau de magnats technologiques qui inquiète. Steven Maviglio, stratège démocrate chevronné, décrit la situation comme « un incendie qui a ravagé Silicon Valley en quelques semaines ». Il n’a jamais rien vu d’aussi rapide ni d’aussi déterminé.

Les alliés et les adversaires
Le milliardaire Tom Steyer, figure de proue de la contestation, est en lice pour la gouvernance, renforcé par la chute de l'ancien représentant Swalwell. Il a dépensé plus de 140 millions de dollars, inondant les écrans de publicités et s’autoproclamant « traître à la classe ». Les cartes sont relancées. Matt Mahan, alcalde de Silicon Valley, bénéficie du soutien financier de Brin, de Brian Armstrong (Coinbase) et de Vinod Khosla, pour défendre une ligne politique axée sur l'essentiel. Mais les sondages restent incertains, tandis que la campagne progressiste de Steyer gagne du terrain.

La guerre des fondations
La mobilisation des milliardaires s'explique en partie par la proposition de taxe sur la fortune, qui imposerait un impôt unique de 5% aux plus riches pour compenser les coupes budgétaires fédérales. Un groupe,
